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Année 2010 BIODIVERSITÉ : des enjeux difficiles PDF Imprimer Email
Écrit par Administrator   
vendredi, 25 juin 2010 14:20
Année 2010, année de la biodiversité

Dans une conférence de presse donnée en 1988, un collectif d’éminents biologistes regroupés sous le nom de Club of Earth annonce que la diversité biologique est dans un état de véritable crise, et que cela représente un grand danger pour l’humanité. L’ampleur de la couverture médiatique et le relais assuré par les associations environnementales permirent à l’évènement, auquel assistaient plus de 14 000 personnes, de résonner massivement et durablement dans l’espace public. Dès lors, la perception collective de la valeur de la diversité biologique et du danger que représente son érosion ne fera qu’augmenter.

Pourtant, actuellement, depuis cette date clé pour la biodiversité, la spirale négative continue sa marche forcée. 36 % des espèces végétales et animales seraient menacées à plus ou moins long terme, avec un taux d’extinction 100 fois plus rapide que le rythme naturel. Personne ne peut échapper à l’impact de la perte de biodiversité parce que la réduction de la diversité mondiale engendre assez clairement une réduction de nouveaux médicaments, une plus grande vulnérabilité aux catastrophes naturelles, et des effets plus importants du changement climatique. Certains scientifiques considèrent même que le déclin actuel des plantes, des animaux et des insectes serait le commencement de la sixième grande extinction d’espèces de l’histoire de la planète.

C’est pour cette raison que l’ONU a décidé de consacrer l’année 2010 à la biodiversité. L’idée consiste à alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde.

L’Organisation s’est ainsi fixé cinq objectifs :
• renforcer la prise de conscience des citoyens,
• sensibiliser l’opinion publique à propos des réalisations déjà menées,
• encourager les personnes, les organisations et les gouvernements à prendre des mesures,
• promouvoir des solutions innovantes,
• initier un dialogue entre les parties prenantes.


Dans le même temps, en mai dernier, l’ONU vient de rendre un rapport catastrophique sur la perte en biodiversité. La prise de conscience du public est sans nul doute un facteur déterminant sur la mobilisation et l’engagement des populations en faveur de la protection de la biodiversité.

Point de recette et de méthode ici, mais plutôt un éclairage sur la situation actuelle et l’envie de vous faire partager une profonde passion pour la nature.

Pierre Durieux
Rédacteur en chef

Mis à jour de ( vendredi, 25 juin 2010 14:58 )
Le terroir en grand danger PDF Imprimer Email
Écrit par Administrator   
mercredi, 14 avril 2010 11:41
Indiscutablement, le département des Alpes-Maritimes jouit d’un statut privilégié en matière d’agriculture et de produits du terroir. Même s’il a perdu de sa notoriété et de son pouvoir économique face à des activités comme le tourisme ou les nouvelles technologies, il conserve des atouts incontestables qui sont largement reconnus parmi les professionnels. Plusieurs filières, notamment oléicoles et mellifères, sont régulièrement primées dans les concours nationaux. La qualité et la technicité des produits agricoles du département sont véritablement une chance pour ce territoire.

Malgré cette reconnaissance partagée, la réalité économique est fort difficile, faite de paradoxes, d’impasses et d’incertitudes. Le territoire, étroit au niveau de sa côte, a vu croître les espaces urbains jusqu’à saturer tout le bas pays. Des terres agricoles largement répandues autrefois, il ne reste presque plus rien. Affaiblis, ne pouvant pas lutter contre l’urbanisation galopante, les agriculteurs ont lâché prise, au point d’être complètement marginalisés.

La situation est telle que l’on parle à mots couverts d’une probable disparition de l’agriculture dans le territoire. Les causes sont nombreuses et l’on ne peut accuser personne, sinon s’en prendre à la société tout entière qui a négligé ses attaches à la terre. La terre, justement, affiche des prix indécents, ce qui constitue sans doute l’une des causes majeures du recul inexorable de l’agriculture. Le désamour vis-à-vis de la fonction agricole est sans doute une plus grande inquiétude d’ordre sociétal, bien que l’on assiste depuis peu au retour de la nature portée par des valeurs de développement durable.

Alors que faire ? Personne ne souhaite la disparition de l’agriculture. Professionnels, syndicats, associations, politiques, tous ont donc décidé de prendre le problème à bras le corps. Des Assisses départementales sont organisées en juin prochain avec un objectif très clair de sauvegarde des meilleures filières d’activités. La volonté est là, commune à l’ensemble des acteurs, mais le risque demeure de voir se marginaliser encore un peu plus ce secteur qui mérite pourtant bien des égards. Des solutions existent, des synergies peuvent se mettre en place, des opportunités réelles ne demandent qu’à être développées. C’est à présent affaire de personnalité plus que d’obstacles externes.

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